Pour les collectivités : plusieurs établissements, un réseau
La plupart des plateformes scolaires ne connaissent qu'un établissement à la fois. Pour une collectivité qui en équipe dix ou cinquante, cela signifie dix ou cinquante systèmes séparés, autant de contrats, autant de dossiers de conformité — et aucune possibilité qu'un établissement dépanne l'autre. En France, la charge est répartie clairement : la commune a la charge des écoles publiques (article L. 212-4 du code de l'éducation), le département celle des collèges (article L. 213-2), la région celle des lycées (article L. 214-6) ; les deux derniers articles rangent expressément parmi ces charges les matériels informatiques et les logiciels. SchuleVernetzt est construit dans l'autre sens : le réseau n'est pas une agrafe posée après coup, c'est l'hypothèse du modèle de données.
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Ce qu'une collectivité y gagne
L'entraide dépasse les murs d'un établissement
Quand une heure tombe et que personne n'est disponible sur place, un établissement voisin du réseau peut la prendre. La décision appartient aux services de l'éducation nationale, pas à la collectivité ni au logiciel — mais l'information, elle, existe enfin.
Les petits effectifs, mis en commun
Un enseignement qui ne réunit jamais assez d'élèves dans un seul établissement en réunit assez sur trois. Cours partagés et ressources communes relèvent du même réseau.
Un parc lisible, sans relances
Usage des modules et taux d'équipement sur l'ensemble des établissements de la collectivité — sans que personne collecte des chiffres par courriel pour les recoller dans un tableur.
Un contrat, un dossier de conformité
Un contrat de sous-traitance pour l'ensemble plutôt qu'un par établissement. Hébergement dans l'Union européenne, rôles jusqu'à l'enseignant, durées de conservation paramétrables par finalité.
Comment se construit un réseau d'établissements
Quatre étapes, dont la première est la plus petite : deux établissements suffisent pour voir si le vivier tient au quotidien.
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1
Relier deux établissements
Deux établissements qui s'entraident déjà forment le premier réseau. Chacun garde son propre suivi de classe, ses propres divisions et sa propre communication avec les familles.
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2
Poser les règles
La collectivité arrête ce qu'elle finance et ce qu'elle relie ; les établissements et les services académiques arrêtent ce qui peut être proposé au vivier, qui peut le prendre et jusqu'où le déplacement reste raisonnable. Les deux décisions se déposent dans la configuration.
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3
L'entraide au quotidien
Une heure sans enseignant apparaît dans le vivier, un collègue de l'établissement voisin la prend, et les deux établissements voient la même chose dans l'emploi du temps. Ce qui suit — le cadre statutaire et la rémunération — se règle en dehors du logiciel.
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4
Élargir le réseau
D'autres établissements adhèrent sans que les précédents soient reconfigurés. Cours partagés et ressources communes s'ajoutent dès que le réseau dépasse deux maisons.
Un réseau ou des établissements côte à côte
Ce que le réseau résout concrètement
Le problème du remplacement ne s'arrête pas au portail
Les heures perdues qu'une collectivité voit dans ses bilans viennent rarement de ce que personne ne serait disponible sur son territoire. Elles viennent de ce que la recherche s'arrête aux murs de l'établissement. On cherche dans sa propre équipe, on ne trouve personne, on renonce — pendant qu'à deux kilomètres, un enseignant de la même discipline a une heure libre dont nul n'a connaissance. C'est cette information qui manque aujourd'hui, et aucune plateforme qui ne connaît qu'un établissement ne peut la produire. Un vivier partagé la rend visible. Qu'un remplacement en découle effectivement reste ensuite une question de gestion des personnels, tranchée par les services de l'éducation nationale et non par la collectivité — mais elle ne peut même pas être posée tant que l'information n'existe pas.
Petits effectifs et seuil d'ouverture
Toute collectivité connaît des enseignements qui échouent sur le nombre d'élèves dans un établissement isolé : une troisième langue vivante, une option, une spécialité peu demandée. Sur trois établissements, le groupe serait suffisant, mais il n'existe aucun moyen de le constituer : les systèmes s'ignorent, l'inscription se fait établissement par établissement, et personne ne voit la somme. SchuleVernetzt gère des cours pouvant réunir des élèves de plusieurs établissements et montre où un groupe commun atteindrait le seuil. Qu'il se constitue vraiment dépend des emplois du temps, des trajets et de la décision académique, pas du logiciel — mais là encore, le chiffre doit d'abord être visible pour devenir une décision.
Qui porte quoi, et qui voit quoi
Le partage français des charges est net : la commune a la charge des écoles publiques et en est propriétaire des locaux, le département celle des collèges, la région celle des lycées, et pour ces deux derniers le code de l'éducation range explicitement les matériels informatiques et les logiciels parmi les charges de la collectivité. L'enseignement lui-même, et les personnels qui l'assurent, relèvent de l'État. Cette ligne se retrouve dans le logiciel. Une vue de collectivité qui montrerait tout serait facile à construire et juridiquement fausse : la responsabilité du suivi des élèves appartient à l'établissement et aux services académiques, et c'est là que restent les accès au suivi de classe, aux appréciations et aux échanges avec les familles. Ce que la collectivité consulte, ce sont des éléments relatifs à ce qu'elle finance. Une précision utile avant toute signature : celui qui paie n'est pas toujours le responsable de traitement, et c'est un point à trancher avec le délégué à la protection des données de l'académie.
Un réseau ne naît pas d'un seul coup
Aucune collectivité ne bascule cinquante établissements à une date donnée, et ce n'est pas nécessaire. Le réseau fonctionne dès le deuxième établissement : deux voisins qui s'entraident déjà constituent le premier pas le plus solide. D'autres rejoignent ensuite le réseau sans que les premiers changent quoi que ce soit. Un établissement peut d'ailleurs rejoindre un réseau existant sans que sa propre collectivité en exploite un.
Questions fréquentes des collectivités
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